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voyage
en mongolie, |
Ile
de la Réunion
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La
Réunion est née du ventre de la Terre d’abord
sous l’océan Indien il y a environ 5 million s
d’années.
Le volcan primitif, le Piton des Neiges avec 3070
m. actuels a émergé voici
3 millions d’années, c’est le créateur
de l’Ile. Il fut en activité jusqu’il y a 20
000 ans.
L’espèce Humaine piétinait déjà le
sud de la France métropolitaine encore glacée où vivaient
de grands troupeaux de rennes, d’aurochs et de chevaux. Le
Piton des Neiges se situe au centre de l’île. Il est à l’origine
de la formation des trois grands cirques.Le second volcan encore en activité aujourd’hui, le massif de la Fournaise a vu le jour il y a seulement 500 000 ans. L’Homme du Paléolithique commençait à maîtriser le feu, il chassait avec des galets de silex taillés appelés bifaces. Le sommet de la Fournaise culmine à 2 631 mètres sur le flan sud de l’île, à moins de 13 km de la mer. L’Ile n e
fut habitée que très récemment et
pour la première fois de façon durable qu’à partir
de la deuxième moitié du XVII° siècle. Elle
fut baptisée BOURBON par le capitaine français Roger
Le Bourg en 1649 en hommage à la famille royale. L’île est petite, voire microscopique à l’échelle de l’océan Indien. Le pourtour de l’île fait environ 270 kilomètres pour environ moins de 100 km de longueur et 75 km de largeur. L’île est compacte, plutôt oblongue et légèrement couchée dans l’océan sur un axe orienté nord-ouest/sud-est. Son isolement dans l’hémisphère sud non loin du tropique du Capricorne par 21° de latitude sud, plus l’influence les alizés marins qui soufflent plus de 9 mois par an font de cette île l’endroit où le ciel est le moins pollué de la planète. La Réunion grand comme un département de la métropole compte pas moins de 130 micro-climats et 116 types de milieux naturels tous différents. LES CIRQUES Nés du résultat d’une forte érosion et de l’effondrement des parois du Piton des Neiges et du volcan, on leur donna le nom de cirques en raison de leur aspect d’amphithéâtre circulaire à la forme de goutte d’eau. Et de l’eau, il en tombe énormément en été,
enfin c'est-à-dire en hiver chez nous en métropole.
Nous sommes ici à la Réunion dans l’hémisphère
sud sous l’influence des moussons tropicales de mi-novembre à mi-avril.
Il tombe en moyenne plus de 10 mètres d’eau par an
sur le flanc nord-est de la Fournaise, le plus arrosé (les
Des trois cirques, aucun n’est semblable, ils sont tous différents et singuliers. Comme nous l’avons dit plus haut ils prennent tous les trois naissance dans les flancs du Piton des Neiges à plus de 2 500 mètres. SALAZIE, c’est le plus arrosé et le plus vert des trois. C’est un vrai jardin d’éden qui a servi de refuge aux esclaves fugitifs fuyant les grandes exploitations agricoles coloniales. Le cirque n’a d’ailleurs été « conquis » par les « blancs » que depuis un siècle. L’esclavage ayant été aboli un peu plus tôt en 1848. Le cirque qui est abondamment arrosé ruisselle de partout, les cascades dégringolent des montagnes le long des pentes en rideaux. La fraîcheur du climat due à l’altitude et la qualité volcanique des eaux a fait du premier village Hell-Bourg une station thermale jusqu’en 1948, date où un cyclone fini par faire disparaître la source des eaux thermales. De nombreux autres petits plateaux ou îlets(*) habités font de Salazie un havre de paix pour les touristes et une terre agricole généreuse pour les réunionnais. Un musée à la mémoire des esclaves trouve toute sa place au centre historique de la dissidence libératrice des entraves barbares. Hell-Bourg recèle de nombreuses et belles demeures coloniales, pimpantes et parées de leur lambrequin pareil à de la dentelle. Le cirque de SALAZIE est le plus peuplé des trois avec environ 6 500 habitants permanents. CILAOS, le plus urbain et le plus sec des trois avec une petite ville au centre du même nom Cilaos aux allures de villégiature. L’eau a fait la réputation du cirque : trois sources ont été captées et exploitées dés 1819 avec l’arrivée des premiers « blancs » dans ces contrées alors inaccessibles. La route actuelle a été ouverte en 1930. Les solutions techniques ne sont pas venues à bout des 300 virages en épingle permettant d’accéder aujourd’hui encore à Cilaos. La route en lacet est vertigineuse. Grâce à son climat, le cirque de Cilaos est le seul endroit de l’île où est cultivé la vigne qui produit un vin rouge et rosé très caractéristique. On y produit aussi des lentilles cultivées sur de toutes petites parcelles perchées sur les îlets (*) isolés (îlet à Cordes par expl.). Les dentelles de Cilaos sont elles aussi très réputées dans l’île. Le cirque de CILAOS est quant à lui peuplé d’environ 5 800 habitants permanents. (*) le mot « îlet » désigne un plateau isolé par des ravines d’érosion abruptes, un plateau le plus souvent habité par quelques dizaines de villageois et loti de cases. MAFATE, le moins peuplé des trois avec moins de 5 hab/km2 et 651 habitants, c’est le plus sauvage, le plus authentique, le plus inaccessible, le seul à ne pas être desservi par une route. Aller à Mafate faut le vouloir. Ici on se déplace qu’à pied même si la population locale est occasionnellement desservie par l’hélicoptère de l’épicier de La Nouvelle qui assure quelques rotations pour le fret, ou l’hélico du PGHM en cas d’urgence sanitaire ou médicale. Mafate « c’est une île dans l’île ». Curieusement, ce furent les difficultés du relief qui encouragèrent les premiers esclaves en fuite à s’installer dans le cirque pour s’y réfugier. Ils espéraient ainsi échapper aux recherches menées par les chasseurs de « marron », c’est ainsi que l’on appelait les esclaves en fuite. Aujourd’hui encore le cirque de MAFATE est un refuge pour quelques Réunionnais descendant d’esclaves. Une simple agriculture de subsistance sur une terre fertile leur donne les quelques légumes nécessaires pour faire le plat quotidien, le cari, le rougail et le zembrocal. Les ingrédients sont invariables : riz, grains (gros haricots), viande (saucisses ou boucanés) et les brêdes (de chouchou). A très bientôt pour continuer cette visite ensemble... |