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L’univers mongol & le sacré
« TENGRI », ou le grand Ciel Bleu, est le dieu suprême de nombreux peuples d’Asie Centrale.

Malgré le bouddhisme et le communisme passé, les Mongoles n’ont en réalité jamais perdu le lien avec les esprits de la steppe, les lieux et les ancêtres. Les rites et coutumes chamaniques ont perdurés.

L’invocation de Tengri reste aujourd’hui omniprésente dans les actes les plus quotidiens. Les symboles sont partout, et d’abord ou aussi dans l’actuel drapeau national de Mongolie, dans lequel « le soyombo » symbole de liberté et d’indépendance fait référence en partie au soleil, à la lune, au flammes, aux poissons et à l’eau, au-dedans et au dehors, au masculin et au féminin.
La cosmogonie des Mongoles met en lien permanent l’Homme et la Nature.

Un mongole ne fait pas sa lessive, ni ne fait sa toilette dans la rivière, la pureté de l’eau est un des éléments de la Terre-Nature que l’on se doit de respecter, l’eau doit rester pure pour être bue.

Un Mongole ne commence jamais un voyage le mardi.
Durant leur déplacement, les Mongoles ne ratent jamais l’occasion de s’arrêter à un col pour faire trois fois le tour des cairns de pierre dans le sens des aiguilles d’une montre ou « Ovoo » qui jalonnent les pistes. Ces lieux sont sacrés. Ils y déposent des tissus de couleur bleu ciel, « les Khadags » comme offrandes.

Un voyageur quittant un campement nomade, ou un membre familial qui part en voyage est béni par quelques gouttes de lait de jument, c’est un signe de porte bonheur, un souhait de bonne chance.

La yourte est aussi un espace chargé de symboliques. La porte d’entrée est toujours orientée au Sud. On entre dans la yourte par le pied droit sans toucher le seuil et par la gauche. Le foyer est au centre, les provisions toujours à droite en entrant. Le chef de famille à sa place au nord au pied de l’autel familial bouddhiste.

Au centre de ce mode de vie se déploie une vision du Monde où l’Homme est inscrit dans le cosmos au même titre que les éléments minéraux, végétaux, animaux, les vivants et les morts.
Chaque chose ayant une place universelle prédéfinie. Les mondes du visible et de l’invisible, du présent, du passé et du futur sont en constante communication.

LA MONGOLIE & SON IDENTITE NATURELLE

La Mongolie constitue aujourd’hui le dernier Etat nomade au monde.

La Mongolie est un territoire grand comme trois fois la France avec une population de 2, 5 millions d’habitants, soit une densité de population la plus faible d’Asie.

La MONGOLIE est un vaste plateau montagneux incliné d’ouest en est dont 80% des espaces se situent à plus de 1000 mètres d’altitude. Le climat de la Mongolie est l’un des plus continentaux du globe : les températures descendent régulièrement autour de – 40°C en hiver dans la plupart des régions et peuvent dépasser + 40°C en été dans le désert de Gobi.

A l’extrême ouest, domine la haute chaîne montagneuse de l’Altaï aux sommets de plus de 4 300 mètres où vivent les Kazakhs (unique peuple musulman d’une Mongolie bouddhiste).
Le centre du Pays plus fertile avec les Monts Khangaï constitue un territoire riche en pâturages pour les nomades. C’est une région de volcans éteints atteignant pour certains plus de 3 000 mètres d’altitude.
Le désert de Gobie occupe au Sud un territoire aussi vaste que la France.

D’un point de vue écologique, la Mongolie occupe une région charnière en Asie centrale, peu de nations sont d’ailleurs comparables. De par sa position centrale en Asie et sa continentalité, la Mongolie est la croisée de cinq grands écosystèmes asiatiques : la steppe herbeuse dans la partie centrale occupe pas moins de 20% du territoire national, le désert et la steppe désertique du Gobi au sud pour un même pourcentage d’espace, viennent ensuite les hautes montagnes et milieux de type alpins, la steppe semi boisée et au nord la taïga constituée de vastes forêts denses de mélèzes et pins.

« La protection de l’environnement fait partie de la constitution mongole. Le gouvernement est convaincu de l’intérêt de conserver la biodiversité de son territoire ».

La biodiversité mongole
Depuis des siècles certaines zones importantes de la Mongolie sont classées réserves naturelles. Grâce à la multiplicité de ses habitats la Mongolie accueille une variété d’espèces tout à fait remarquables, tant par leur adaptation que par leur rareté à l’échelle mondiale. Au nombre desquels espèces on peut noter l’âne sauvage, l’ours du Gobi, la panthère des neiges, la saïga, le petit cheval sauvage de Prjevalski, le chameau sauvage de Bactriane, le loup, et chez les oiseaux tous les rapaces et charognards et plusieurs espèces migratrices de grue.
En effet, beaucoup ont ici leur dernier refuge, dans un Pays encore en partie préservé d’un saccage généralisé de ses milieux riches mais pourtant fragiles.

La flore n’est pas reste puisque ne l’oublions pas une grande partie de notre flore alpine actuelle provient pour beaucoup d’espèces de la lointaine Asie centrale. L’espèce reine de la steppe est sans aucun doute l’armoise odoriférante. On trouve aussi en abondance l’edelweiss, l’ancolie, la matricaire, le lis martagon, le petit lis dent de chien, la pivoine sauvage, la dryade à huit pétales, des trolles, des anémones pulsatilles, des renoncules, des gentianes, etc.

A très bientôt pour continuer cette découverte ensemble...


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