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voyage
en mongolie, |
La
yourte… un espace symbolique codifié
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C’est
une habitation légère et démontable, de forme
circulaire utilisée par les nomades de la steppe de la mer Noire
au Pacifique. Elle a été décrite par la plupart
des voyageurs médiévaux, et de façon particulièrement
remarquable par Guillaume de Rubrouck (Voyage dans l’Empire mongol,
1253-1255). Très légère, simplement posée sur le sol, non rivée et cependant stable, apte à résister aux plus fortes tempêtes grâce à sa forme circulaire aussi bien qu’à la souplesse de son armature, elle est constituée par une charpente formée d’un treillis en lattes de sa ule
articulées, aisément repliables et
munies de charnières en cuir, d’une hauteur variant entre
1.30 et 1.50 mètre, et couvrant une surface moyenne de 18 à 20
m2.
L’emplacement de la porte est délimité par un cadre de bois et un seuil dont tient lieu une branche épaisse ou une planche. Le seuil et l’encadrement sont le siège d’une divinité très respectée, protectrice de la demeure. Le
treillis est maintenu en place par une corde qui lui donne sa rigidité et
lui permet de supporter le poids de la toiture. Celle-ci est hémisphérique,
formée par un faisceau rayonnant de perches de sapin réunis à leur
sommet par une couronne évidée, également en bois,
située à environ 3 mètres du sol. La porte s’ouvre toujours au Sud, davantage pour rendre hommage au soleil qui y passe à midi, que pour s’abriter des vents du Nord. La moitié occidentale de la gher est réservée aux hommes, et la moitié orientale aux femmes. Au nord face à la porte se tient le maître de maison, à sa droite se trouvent les places d’honneur, celles où s’assoient les hôtes. Les zones les plus éloignées de l’entrée étant les plus honorables. |